Engagement Citoyen

Devenez Sapeur-Pompier Volontaire en Martinique, aux Trois-Îlets

En Martinique, des hommes et des femmes vivent un engagement quotidien au service des autres, en parallèle de leur métier ou de leurs études. Rejoignez la grande famille du Centre d'Incendie et de Secours des Trois-Îlets et faites la différence.

Aider son prochain

Plus de 80% de nos interventions concernent le secours d'urgence aux personnes. Vous serez en première ligne pour sauver des vies.

Esprit d'équipe

Rejoindre l'Amicale, c'est intégrer une équipe soudée, solidaire, où l'entraide et la cohésion sont les maîtres-mots au quotidien.

Dépassement de soi

Formations, manœuvres, sport : développez de nouvelles compétences physiques et techniques tout au long de votre engagement.

L'engagement s'adapte à vous

Devenir sapeur-pompier volontaire est plus accessible qu'on ne l'imagine. Voici deux possibilités qui lèvent les freins les plus courants.

Tout s'apprend ici, et votre temps est reconnu.

Vous n'avez pas besoin de connaissances médicales ou techniques préalables : la formation initiale du SIS 972 vous enseigne tout, des gestes de premiers secours aux manœuvres en intervention. Et parce que votre engagement a une vraie valeur, chaque heure de garde, d'intervention ou de formation est indemnisée selon le barème prévu par la loi.

Vous travaillez à temps plein ? Une convention est possible.

Le SIS 972 peut signer une convention avec votre employeurpour concilier votre engagement et votre activité professionnelle. Vous pouvez ainsi être disponible sur votre temps de travail pour les formations et certaines interventions. Beaucoup d'employeurs jouent le jeu — il suffit de leur en parler.

Ils ont choisi l'engagement

Les voix de l'Amicale

Pourquoi avoir franchi le pas, ce que ça change au quotidien, ce qu'ils retiennent : ils partagent leur expérience sans filtre.

JR

Jonathan Rookuah

Président de l'Amicale

« Il n'y a pas de profil type. Si vous avez l'envie et la motivation, vous avez déjà tout ce qu'il faut pour vous lancer. »

Q. Qu'est-ce qui vous a fait franchir le pas du volontariat pour la première fois ?

C'est un événement précis qui a tout déclenché. En 2000, j'étais encore jeune quand la distillerie La Mauny a pris feu — un incendie hors norme, avec des flammes qui couraient même sur la rivière. J'habitais tout près de la distillerie, j'ai été témoin de toute la scène. Voir les pompiers à l'œuvre, leur sang-froid, leur engagement total face au feu, ça m'a touché instantanément. À partir de ce jour-là, je savais que je voulais en faire partie.

Et puis chez moi, le métier n'était jamais loin : mon père était formateur secouriste, et mon grand-père a été chef de centre à Rivière-Pilote. Devenir sapeur-pompier, c'était presque la suite logique d'une histoire familiale.

Q. Quel est le souvenir d'intervention qui vous a le plus marqué ?

Parmi tant d'interventions, c'est la mise au monde d'un nourrisson qui me revient le plus souvent. La maman était en déni de grossesse, l'accouchement a été totalement inattendu, et on s'est retrouvés à accueillir un bébé dans des conditions qu'on n'imagine pas. Ce qui rend cette intervention si particulière, c'est qu'aujourd'hui encore, je croise régulièrement ce petit garçon. Le voir grandir en bonne santé, savoir qu'on a été là à l'instant le plus fragile de sa vie — c'est ça qui me rend fier et qui me rappelle pourquoi je continue.

Q. Présider l'Amicale, c'est un rôle au-delà du terrain. Qu'est-ce que ça vous a appris ?

Tous les jours, ce rôle m'apprend l'humilité. Faire passer les autres avant soi-même, œuvrer pour le bien commun, accepter de donner beaucoup de son temps personnel — c'est exigeant, mais c'est ça qui en fait la valeur.

Et quand je vois le sourire de la population lors de nos manifestations, surtout les enfants avec des étoiles dans les yeux, je me dis que tous ces efforts portent leurs fruits. Au quotidien, on ne travaille pas seulement pour la caserne : on cherche à tisser des liens, à rapprocher les commerces, la ville des Trois-Îlets, et plus largement la Martinique entière qui nous soutient. Ce sont de belles leçons de solidarité, prises sur le vif.

Q. Si quelqu'un hésite aujourd'hui parce qu'il pense "je n'ai pas le profil", qu'est-ce que vous lui diriez ?

C'est normal d'avoir de l'appréhension — nous sommes tous passés par là. Mais vous ne serez pas seul : on vous accompagne et on vous forme tout au long du parcours. Il n'y a pas de profil type. Si vous avez l'envie et la motivation, vous avez déjà tout ce qu'il faut pour vous lancer.

Q. Dans 5 ans, qu'aimeriez-vous pouvoir dire de l'Amicale des Trois-Îlets ?

J'aimerais pouvoir dire que nos actions ont eu un impact réel et positif. Que notre implication a contribué à raviver le tissu associatif des amicales en Martinique, et qu'ensemble, on a réussi à créer un véritable réseau actif, vivant, en contact direct avec la population.

LC

Louana Coridon

Secrétaire Générale

« Foncez. N'hésitez pas une seconde. Les femmes ont toute leur place ici — on apporte même quelque chose de différent qui fait la richesse de l'équipe. »

Q. Comment êtes-vous arrivée chez les pompiers ?

C'est en fait grâce à un ami qui est lui-même volontaire. Il m'a parlé du métier, m'a montré ce que c'était concrètement, et tout de suite ça m'a plu. Je n'avais pas spécialement d'histoire familiale liée aux pompiers — c'est vraiment une rencontre, une discussion, qui a déclenché l'envie.

Q. Qu'avez-vous ressenti en intégrant la caserne en tant que femme dans un milieu majoritairement masculin ?

J'étais un peu stressée au début, je ne vais pas mentir. C'était un environnement que je ne connaissais pas, et j'avais cette appréhension classique de la nouveauté, un peu de peur aussi. Mais ça s'est dissipé très vite : l'équipe m'a tout de suite mise à l'aise, et au fil du temps, ce stress a complètement disparu. Aujourd'hui, je me sens à ma place comme n'importe qui d'autre.

Q. Comment vous organisez-vous entre vie personnelle, activité principale et engagement chez les pompiers ?

Je privilégie surtout les week-ends et mes jours de repos pour mes engagements à la caserne. Tout dépend de l'agenda de ma vie personnelle — c'est ça qui rend l'équilibre tenable. On adapte au fur et à mesure, en fonction de ce qu'on a la possibilité de donner. C'est plus flexible qu'on ne l'imagine.

Q. Quelle idée reçue sur les femmes sapeurs-pompiers aimeriez-vous voir disparaître ?

Cette idée que les femmes n'auraient pas la force physique ou les capacités pour faire ce métier. C'est complètement faux. On a notre place, on a nos compétences, on a notre force — et on n'a rien à prouver à personne en arrivant à la caserne.

Q. Que diriez-vous à une femme qui se demande si elle aurait sa place ici ?

Foncez. N'hésitez pas une seconde. C'est une chance, c'est ouvert à toutes, et les femmes ont toute leur place ici — on apporte même quelque chose de différent qui fait la richesse de l'équipe. Alors si l'envie est là, allez-y.

MA

Maïcke Agodor

Secrétaire du Bureau de l'Amicale

SPV aux Trois-Îlets · SPP depuis 2 ans

« Le métier, c'est un choix de vie ; le volontariat, c'est aussi un choix de vie — juste différent. L'essentiel, c'est l'engagement, pas le statut. »

Q. Vous avez commencé comme sapeur-pompier volontaire avant de devenir aussi professionnel il y a deux ans. À quel moment l'idée d'en faire votre métier est-elle née ?

C'est le Président, Jonathan Rookuah, qui est aussi mon meilleur ami, qui m'a proposé d'essayer le volontariat. Il m'a parlé du milieu, m'a expliqué ce que c'était au quotidien, et il m'a encouragé à venir tester. Je l'ai fait sans trop savoir à quoi m'attendre — et le métier m'a tout de suite plu. C'est venu naturellement, sans hésitation. À partir du moment où j'ai mis les pieds à la caserne, je savais que c'était ma place.

Q. Aujourd'hui vous êtes pro et toujours volontaire à l'Amicale. Pourquoi tenir aux deux ?

Ce sont deux engagements qui ne se vivent pas du tout pareil. Le métier, c'est mon quotidien, mon travail, mon cadre. Le volontariat, c'est autre chose : c'est donner de son temps quand on en a, poser des gardes en plus, par envie. Et puis je me suis investi à l'Amicale depuis sa création — j'ai vu ce projet naître, grandir, prendre forme. Y rester engagé en tant que volontaire et secrétaire au bureau, c'est une façon de continuer à faire vivre ce qu'on a construit ensemble.

Q. Qu'est-ce que vos années de volontariat vous ont apporté qui vous sert dans votre métier aujourd'hui ?

L'expérience, sans hésiter. Quand on commence le volontariat, on est formé, on a les bases, mais on est encore "en mode formation". Le terrain, la vie opérationnelle, c'est totalement différent : il y a des situations qu'aucun manuel ne prépare vraiment, des décisions à prendre vite, des contextes humains qu'il faut savoir lire en quelques secondes. C'est en accumulant les interventions, année après année, qu'on se construit. Aujourd'hui, grâce à toutes ces années de volontariat, je sais me positionner sur n'importe quelle intervention — et ça, ça n'aurait pas été possible si j'étais directement passé pro sans cette étape.

Q. À quelqu'un qui s'inscrit comme volontaire en rêvant peut-être d'en faire son métier un jour — que lui diriez-vous ?

Le volontariat est une excellente école si vous voulez exercer ce métier plus tard. C'est même probablement le meilleur tremplin possible : vous y apprenez en conditions réelles, vous testez votre vocation sur le terrain, et vous arrivez aux concours avec une expérience que beaucoup n'ont pas. Mais il faut deux choses pour que ça mène quelque part : rester motivé sur la durée, et être discipliné. Si vous avez ça en vous, alors oui, c'est un parcours possible et réaliste.

Q. Et à celui qui veut rester volontaire sans en faire sa carrière — quelle est la valeur de cet engagement, selon vous ?

Pour moi, il n'y a pas de "moins bien" — le volontariat est un engagement entier, qui a son sens et sa valeur propres. Vous donnez de votre temps, vous sauvez des vies, vous faites partie d'un collectif, vous portez l'uniforme avec la même fierté que n'importe qui ici. Le métier, c'est un choix de vie ; le volontariat, c'est aussi un choix de vie — juste différent. L'essentiel, c'est l'engagement, pas le statut.

Le parcours, étape par étape

Du premier contact à votre première intervention, voici à quoi ressemble concrètement le chemin pour devenir sapeur-pompier volontaire.

  1. 1

    Vous prenez contact avec l'Amicale

    ⏱️ 5 minutes

    Vous remplissez le formulaire en bas de cette page. Nous revenons vers vous sous 5 jours ouvrés par mail ou téléphone pour fixer une première rencontre informelle à la caserne. Pas d'engagement, juste une discussion.

  2. 2

    Rencontre à la caserne et préparation du dossier

    ⏱️ 2 à 4 semaines

    Vous rencontrez le chef de centre du CIS des Trois-Îlets, qui vous présente concrètement les démarches. L'Amicale vous accompagne ensuite dans la constitution de votre dossier de candidature : lettre de motivation, CV, copies des diplômes et formations.

  3. 3

    Tests de condition physique

    ⏱️ 1 journée

    Une fois votre candidature déposée au SIS 972, vous passez une série d'évaluations physiques : Killy, pompes, gainage, souplesse, Luc Léger. Pas besoin d'être un athlète — la régularité de la préparation compte plus que la performance.

  4. 4

    Entretien de motivation

    ⏱️ Environ 30 minutes

    Si vos tests physiques sont validés, vous êtes convoqué(e) pour un entretien devant un jury. Vous présentez ce qui vous a motivé(e), vos disponibilités, votre vision de l'engagement. C'est un échange, pas un interrogatoire.

  5. 5

    Évaluation médicale

    ⏱️ 1 demi-journée

    Vous rencontrez un médecin ou un infirmier sapeur-pompier qui évalue votre aptitude médicale. Vaccins à jour requis (Hépatite B, Tétanos, etc.). Un psychologue peut également être consulté selon les cas.

  6. 6

    Formation initiale et premier engagement

    ⏱️ Variable selon vos disponibilités

    Une fois apte, vous intégrez le parcours de formation initiale du SIS 972. À l'issue, vous démarrez votre engagement initial de 5 ans, renouvelable, et participez aux interventions selon vos disponibilités et le règlement intérieur du centre.

Les conditions pour s'engager

L'activité de sapeur-pompier volontaire repose sur le volontariat et aboutit à un engagement initial de 5 ans, renouvelable. Voici les critères officiels pour postuler :

  • Avoir au minimum 18 ans.
  • Résider légalement en France et jouir de ses droits civiques.
  • Avoir effectué la JDC (pour les candidats de nationalité française).
  • Un casier judiciaire compatible avec la fonction (un petit antécédent n'est pas forcément éliminatoire — nous pouvons en discuter)
  • Remplir les conditions d'aptitude médicale et physique (évaluées par un médecin du SIS).
  • Être à jour de ses obligations vaccinales (Hépatite B, Tétanos, etc.).

Le dossier de candidature

Pour initier votre recrutement auprès du SIS 972, vous devrez fournir :

  • Une lettre de motivation
  • Un Curriculum Vitae (CV) détaillé
  • La copie de vos diplômes ou attestations de formation (ex: PSC1)

💡 Vous ne serez pas seul(e) dans cette démarche

L'Amicale vous accompagne pas à pas dans la constitution de votre dossier : relecture de votre lettre de motivation, conseils sur votre CV, préparation aux tests, mise en relation avec les volontaires actuels. Notre rôle, c'est de maximiser vos chances d'être retenu(e).

Prêt à faire le premier pas ?

Remplissez ce formulaire pour entrer en contact avec l'Amicale. Nous vous inviterons à la caserne pour échanger sur votre motivation et vous expliquer la marche à suivre.